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	<title>Commentaires sur : Quelles sont les mesures prioritaires à mettre en oeuvre pour 2012-2023 ?</title>
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		<title>Par : ROUALDES Paul</title>
		<link>http://www.nouvelle-charte-causses-du-quercy.org/2010/01/28/quels-sont-les-mesures-prioritaires-a-mettre-en-oeuvre-pour-2012-2023/comment-page-1/#comment-45</link>
		<dc:creator>ROUALDES Paul</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Jan 2011 09:50:31 +0000</pubDate>
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		<description>Quelques brèves remarques (non exhaustives) sur le projet de charte du PNRCQ : (commentaires déjà transmis à l&#039;échelon municipal et communauté de communes de Padirac)

Sur l’axe 1 :
•	Préserver la ressource souterraine en eau potable et veiller à la qualité des eaux de rivières :
o	L’eau est un bien commun et vital, il est donc naturel qu’il soit accessible à tous quel que soit son lieu d’habitation, sa situation sociale et économique
o	En conséquence, au vu des ressources et de leur qualité, il est essentiel de les protéger, de les gérer de manière solidaire et non marchande : autrement dit il est anormal qu’il se réalise des profits financiers (dividendes boursiers) sur la distribution de l’eau quel qu’en soit l’échelon, il est anormal que le prix de l’eau soit différent selon les zones géographiques, il est anormal que certains systèmes de production (industriels ou agricoles) polluent outrancièrement les réserves en eau et que les collectivités et les usagers de l’eau en supportent en très grande partie la dépollution.

Améliorer l’autonomie énergétique :
o	Cette démarche concerne tout le monde et doit donc être partagée tant au niveau de la prise de conscience que des actions engagées. Or les formes « d’encouragement » doivent être diversifiées et mieux adaptées aux besoins des populations et à leurs moyens. Il faut vraiment que les soutiens et aides s’effectuent de manière inversement proportionnelle aux moyens des familles : en effet, moins celles-ci ont les moyens, plus elles ont besoin de maîtriser leurs dépenses énergétiques, les formes de réduction d’impôts sont plus en faveur des ménages moyens ou aisés que des ménages modestes.
o	Le développement et l’installation de nouveaux procédés de fourniture d’énergie ne peuvent se faire que s’ils sont bien maîtrisés tout au long du processus : de la fabrication des installations jusqu’à leur recyclage complet (il ne faudrait pas que ces nouvelles technologies deviennent à terme globalement plus destructrice d’environnement, d’énergie, de force humaines que ce qu’elles sont censées amener en terme d’énergie : exemple des centrales nucléaires et de leurs déchets !!)

Sur l’axe 2 :
Redynamiser les activités économiques sur le territoire :
	La création de richesses en services et biens de consommation est le moteur essentiel d’une économie à condition de la mettre au service de l’Homme. Toutes formes d’accompagnement, d’encouragement, de valorisation nécessaires à l’économie local doivent aussi répondre à ce critère : produire quoi, pour qui et avec qui ?.  L’aberration ultime serait de produire des richesses dont les acteurs de production ne pourraient pas user. Dans la démarche de dynamisation économique veillons à la qualité et au type d’emplois créés. Il en est de même pour les productions agricoles qui ne permettent pas, en général,  aujourd’hui de dégager des revenus suffisants pour les agriculteurs dont la plupart ne survivent que grâce aux subventions. Ce n’est sûrement pas ce qu’ils souhaitent. C’est ainsi que se mettent en place des contre sens à une agriculture respectueuse de l’environnement et des espaces. Exiger une démarche conforme à la nécessité de pratiques respectueuses du milieu passe nécessairement par une rétribution juste du travail.
	Efforts de maîtrise de gestion des déchets : il manque un mot : production. Le premier critère de bonne gestion des déchets est de maîtriser la production à la source. On ne peut pas répercuter, là aussi, sur le seul usager consommateur (au moins pour la plus grande part) la responsabilité de l’envahissement des déchets. Tant que la production, comme le traitement, des déchets demeurera une source de profit considérable pour certains gros groupes industriels, alors les solutions ne seront jamais accessibles aux collectivités et à leurs administrés.

En résumé :
Chaque point abordé dans cette charte peut se résumer à des déclarations d’intention sans pour autant traiter le fond du problème qui est le plus souvent supra économique et politique.
Les propositions sont respectables mais n’abordent pas la question des moyens (qui paie ?), pour qui doivent se mettre en place ces orientations, car bien souvent, sinon chaque fois, l’aspect social n’apparaît pas. 
Pour prendre quelques exemples :
o	On parle d’améliorer la qualité de nos équipements et services à la personne : dans ce domaine comme dans celui de la santé ou de l’éducation, c’est une responsabilité de l’Etat pour une égalité de traitement sur le territoire national ; or la questions des moyens à mettre en œuvre n’est pas abordée
o	Il me paraît également que bien des aspects concernant les services publics ne sont pas suffisamment traités. En matière de communications téléphonique, Internet,… ; en matière de liaisons ferroviaires et/ou routières, en matière de santé, en matière d’éducation scolaire, etc. Pourtant, ces services sont indispensables sur tout le territoire pour assurer une égalité de traitement, de chances et de droits. Cette situation est bien le résultat du raisonnement assez généralisé qui consiste à bâtir une structuration du territoire uniquement sur des bases économiques (avec quelques aspects environnementaux) en omettant de mettre l’Homme au cœur, comme seul critère d’entrée de la réflexion.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Quelques brèves remarques (non exhaustives) sur le projet de charte du PNRCQ : (commentaires déjà transmis à l&#8217;échelon municipal et communauté de communes de Padirac)</p>
<p>Sur l’axe 1 :<br />
•	Préserver la ressource souterraine en eau potable et veiller à la qualité des eaux de rivières :<br />
o	L’eau est un bien commun et vital, il est donc naturel qu’il soit accessible à tous quel que soit son lieu d’habitation, sa situation sociale et économique<br />
o	En conséquence, au vu des ressources et de leur qualité, il est essentiel de les protéger, de les gérer de manière solidaire et non marchande : autrement dit il est anormal qu’il se réalise des profits financiers (dividendes boursiers) sur la distribution de l’eau quel qu’en soit l’échelon, il est anormal que le prix de l’eau soit différent selon les zones géographiques, il est anormal que certains systèmes de production (industriels ou agricoles) polluent outrancièrement les réserves en eau et que les collectivités et les usagers de l’eau en supportent en très grande partie la dépollution.</p>
<p>Améliorer l’autonomie énergétique :<br />
o	Cette démarche concerne tout le monde et doit donc être partagée tant au niveau de la prise de conscience que des actions engagées. Or les formes « d’encouragement » doivent être diversifiées et mieux adaptées aux besoins des populations et à leurs moyens. Il faut vraiment que les soutiens et aides s’effectuent de manière inversement proportionnelle aux moyens des familles : en effet, moins celles-ci ont les moyens, plus elles ont besoin de maîtriser leurs dépenses énergétiques, les formes de réduction d’impôts sont plus en faveur des ménages moyens ou aisés que des ménages modestes.<br />
o	Le développement et l’installation de nouveaux procédés de fourniture d’énergie ne peuvent se faire que s’ils sont bien maîtrisés tout au long du processus : de la fabrication des installations jusqu’à leur recyclage complet (il ne faudrait pas que ces nouvelles technologies deviennent à terme globalement plus destructrice d’environnement, d’énergie, de force humaines que ce qu’elles sont censées amener en terme d’énergie : exemple des centrales nucléaires et de leurs déchets !!)</p>
<p>Sur l’axe 2 :<br />
Redynamiser les activités économiques sur le territoire :<br />
	La création de richesses en services et biens de consommation est le moteur essentiel d’une économie à condition de la mettre au service de l’Homme. Toutes formes d’accompagnement, d’encouragement, de valorisation nécessaires à l’économie local doivent aussi répondre à ce critère : produire quoi, pour qui et avec qui ?.  L’aberration ultime serait de produire des richesses dont les acteurs de production ne pourraient pas user. Dans la démarche de dynamisation économique veillons à la qualité et au type d’emplois créés. Il en est de même pour les productions agricoles qui ne permettent pas, en général,  aujourd’hui de dégager des revenus suffisants pour les agriculteurs dont la plupart ne survivent que grâce aux subventions. Ce n’est sûrement pas ce qu’ils souhaitent. C’est ainsi que se mettent en place des contre sens à une agriculture respectueuse de l’environnement et des espaces. Exiger une démarche conforme à la nécessité de pratiques respectueuses du milieu passe nécessairement par une rétribution juste du travail.<br />
	Efforts de maîtrise de gestion des déchets : il manque un mot : production. Le premier critère de bonne gestion des déchets est de maîtriser la production à la source. On ne peut pas répercuter, là aussi, sur le seul usager consommateur (au moins pour la plus grande part) la responsabilité de l’envahissement des déchets. Tant que la production, comme le traitement, des déchets demeurera une source de profit considérable pour certains gros groupes industriels, alors les solutions ne seront jamais accessibles aux collectivités et à leurs administrés.</p>
<p>En résumé :<br />
Chaque point abordé dans cette charte peut se résumer à des déclarations d’intention sans pour autant traiter le fond du problème qui est le plus souvent supra économique et politique.<br />
Les propositions sont respectables mais n’abordent pas la question des moyens (qui paie ?), pour qui doivent se mettre en place ces orientations, car bien souvent, sinon chaque fois, l’aspect social n’apparaît pas.<br />
Pour prendre quelques exemples :<br />
o	On parle d’améliorer la qualité de nos équipements et services à la personne : dans ce domaine comme dans celui de la santé ou de l’éducation, c’est une responsabilité de l’Etat pour une égalité de traitement sur le territoire national ; or la questions des moyens à mettre en œuvre n’est pas abordée<br />
o	Il me paraît également que bien des aspects concernant les services publics ne sont pas suffisamment traités. En matière de communications téléphonique, Internet,… ; en matière de liaisons ferroviaires et/ou routières, en matière de santé, en matière d’éducation scolaire, etc. Pourtant, ces services sont indispensables sur tout le territoire pour assurer une égalité de traitement, de chances et de droits. Cette situation est bien le résultat du raisonnement assez généralisé qui consiste à bâtir une structuration du territoire uniquement sur des bases économiques (avec quelques aspects environnementaux) en omettant de mettre l’Homme au cœur, comme seul critère d’entrée de la réflexion.</p>
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